La Section de Deuil Enghien

De la santé à Enghien les bains

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Le 8 décembre 2009, l’Institut des relations Internationales et stratégiques (l’IRIS) dirigé par Pascal Boniface (longtemps considéré proche du Parti Socialiste) organisait un grand colloque sur les « rives d’Enghien les bains ». Retrouvez le programme en cliquant sur le lien suivant : programme de l’IRIS du 8 décembre 2009

Les propos alarmistes de la ministre de la santé sur la grippe A ont laissé perplexe l’auditoire et nous pouvons les mettre en contradiction avec l’article de Marie Pénicaud, conseillère municipal à Deuil la barre, (Cf Grippe A : le vaccin seul frein à l’épidémie…)

En tant que militants socialistes, en réponse à ce colloque,  nous vous proposons une note de synthèse provenant de la fondation Jean Jaurès mise à disposition par notre camarade Thierry M. (cf : Les inégalités de santé) :

Santé : vers un nouveau paradigme

Marisol Touraine (cf. députée socialiste)

« La crise du financement des systèmes de santé et la hausse de la demande de santé, dans un contexte d’augmentation des inégalités de santé et de progrès techniques considérables, appelle une réflexion sur de nouvelles approches en matière de politique de santé. La santé fait l’objet d’évolutions majeures qui doivent être prises en compte dans la définition des priorités d’une politique de santé. Il paraît logique de ce point de vue de considérer qu’il faut établir les besoins et évolutions à venir en matière de santé, c’est-à-dire de l’évolution épidémiologique d’ensemble, et de ce qu’ils induisent dans la relation entre les usagers du système de santé. Que la santé soit un bien dit « supérieur », c’est-à-dire dont la demande augmente plus vite que les revenus, signale que la santé ne relève pas du seul cadre économique et rend caduque une approche exclusivement budgétaire. Le versant « demande » de la santé, et donc les besoins auxquels il faudra répondre, sont ainsi placés en amont d’une vision du système de santé, et déterminent en conséquence l’aménagement de l’offre qui doit s’en suivre, sans négliger la capacité à la financer.
La santé est un bien-être physique, mental et social, qui a pris dans notre quotidien une place croissante. La recherche du bien-être et du risque zéro, le principe de précaution, l’accélération de la consommation médicale, la socialisation de la santé caractérisée par la croissance de pressions sociales et juridiques traduisent cette transformation. Il faut aller au- delà de l’approche curative qui fonde l’assurance maladie. La prévention des risques et la qualité de vie de l’être humain représentent de nouveaux points de départ dans le raisonnement devant présider à l’organisation du système de santé. La santé véhicule des valeurs éthiques, sociales, économiques et juridiques. Ces éléments doivent permettre de poser des repères communs relatifs à la santé, au-delà de la maladie, et sur cette base, de faire des choix collectifs. Il est donc indispensable de repérer les grands moteurs de ces transformations. L’état des lieux épidémiologique et les évolutions à venir en la matière doivent ouvrir une triple réflexion : les effets du vieillissement sur la demande de santé ; les liens entre conditions de travail et santé ; les liens entre santé et environnement
. »

Ce n’est pas avec un gouvernement libéral qui « dérembourse » les médicaments et diminue les emplois dans le secteur de la santé que l’on va relever ces défis…

Madeleine et Fabrice

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