La Section de Deuil Enghien

Police républicaine et minorités : une relation à améliorer d’urgence

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Le mardi 29 septembre 2009, l’Institut national des hautes études en sécurité et de la justice (INHESJ) organisait un colloque sur Police et minorités visibles. Le matin, on a assisté à un grand exercice de langue de bois de la part des officiels (commissaire, préfet, un peu moins de la part du contrôleur général de la police). L’après-midi fut un peu mieux aux dires des représentants des associations (Cran, Ligues des droits de l’homme, Hui Ji, AC/Le feu). En effet, je n’ai pu rester toute la journée.

Au cours de cette matinée, deux moments sont à retenir. L’intervention du rappeur Rost (Banlieues actives) pour sa connaissance du terrain et son sens de la République puis celle d’une représentante de l’Open society institute (www.soros.org) qui a exposé les résultats d’une recherche de terrain et qui a donné lieu à une publication (en photo à gauche)

Ce rapport sorti en 2009, confirme le délit de faciès (Cf  Un rapport confirme les contrôles au faciès à Paris). En effet, les interpellations par les forces de l’ordre se feraient essentiellement du fait de tenue vestimentaire, de la supposée appartenance à une ethnie et non en raison d’un comportement suspect pouvant troubler l’ordre publique. Il est aussi plus facile de se faire interpeller pour les jeunes que pour des personnes étant rentrées dans la force de l’âge. Il apparait donc intéressant de créer le portrait robot du futur interpellé:

– jeunes (20-25 ans)
– noir (originaire d’Afrique noire et des Antilles notamment), ou de type maghrébin
– style vestimentaire attirant le regard au contraire du passe partout (hip-hop, tecktonic, punk, gothique, hippie, …)
– appartenance à une minorité visible

Ce rapport propose des nombreuses solutions comme la remise d’un formulaire (avec motivation de l’interpellation) par la police à la personne contrôlée. Celle-ci pourra ainsi démontrer qu’elle en est à son deuxième contrôle de la journée…

Pour ma part, je propose l’arrêt de la politique du chiffre dans la police nationale qui contraint les fonctionnaires à se focaliser sur les « jeunes » et les « gens de couleur » afin de faire des interpellations pour possession de cannabis et pour infractions à la législation sur les étrangers. En effet, ces deux infractions ont un avantage majeur, elles sont élucidées dés la constatation. Elle sont parfaites pour faire gonfler les chiffres.

Qu’on mette les moyens sur les grands trafics (encore qu’une certaine forme de répression ne semble pas efficace cf: trafficking cannabis in France), le blanchiment et les violences domestiques.

PS: l’ouvrage est distribué gratuitement

Fabrice Rizzoli, secrétaire de section

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