La Section de Deuil Enghien

Débat sur la vidéo-surveillance à Deuil la barre

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Le samedi 5 juin 2010, avait lieu un débat sur la vidéo-surveillance organisé par la Ligue des Droits de l’Homme et à l’initiative de Bouge-La-Ville, auquel d’autres partis politiques ont participé.

Retrouvez un compte rendu sur Bouge la ville et dans le journal télévisé du 7 juin 2010 de VO News

Au cours du débat, Fabrice Rizzoli, secrétaire section PS Deuil-Enghien a remercié la LDH d’être venu à Deuil la barre et a salué l’opiniâtreté de Bouge-La-Ville dans l’organisation de débat citoyen :

Sans revenir sur l’inefficacité de la vidéo-surveillance (en milieux ouverts et concernant les atteintes contre les personnes, en particulier), la richesse des débats amène a penser que « la vidéo-protection » exerce une pression sur les élus à qui on demande de faire de la sécurité alors qu’il s’agit d’une prérogative de l’Etat ; c’est pourquoi certains maires socialistes cèdent aux sirènes de cette technologie. A leur décharge, si la gauche était plus souvent aux responsabilités nationales, elle aura plus d’impact sur la politique pénale et pourrait ainsi « décharger » les élus locaux de l’obligation de sécurité qui devrait rester un mission régalienne.

De manière plus pernicieuse, la vidéo surveillance exerce aussi une pression sur les forces de l’ordre, puisque l’argent qui est dépensé pour la vidéo-surveillance (cf. infos.lagazettedescommunes) n’est pas affectée aux policiers (formation, effectifs…).
Or, « si les avocats sont les derniers gardiens des libertés publiques » (selon Philippe-Henri Dutheil, bâtonnier des Hautes-Seines), les policiers qui en France contrôlent le territoire sont les derniers remparts  contre la barbarie (appels pour les suicides, pour les conflits de voisinage, pour les violences conjugales et la lutte contre le grand banditisme (cf. www.francesoir.fr).

Il revient donc aux pouvoirs publics et politiques de protéger les fonctionnaires des mauvaises pratiques comme la multiplication des gardes à vues (580 108 en 2009! Soit plus de 23% depuis 2004 par an cf. article Figaro et le Monde) et des contrôles d’identité cf. Police républicaine et minorités : une relation à améliorer d’urgence…).
A l’échelle d’une commune du Val d’Oise, un maire socialiste qui est contre la vidéo-surveillance est régulièrement « sollicité  » par la  Gendarmerie. Celle-ci voudrait que la municipalité pose des caméras derrière un bâtiment administratif où des bandes de jeunes se livrent à des bagarres.

1. Poser des caméras à cette endroit ne déplacerait-il pas les bagarres?
2. N’est-ce pas à la Gendarmerie de poser les caméras?
3. Solution : pose de caméras provisoires avec autorisation du juge

De telles pratiques appliquées à la délinquance réconcilierait le besoin d’efficacité de l’action pénale et de la lutte contre l’insécurité avec la préservation des libertés publiques.

Romain Jolivot et Fabrice Rizzoli

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