La Section de Deuil Enghien

9 octobre 2010 : accueil mitigé pour le rallye du logement

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Tiré du Parisien du 11 octobre 2010

Ils n’ont pas toujours été les bienvenus. Une centaine de manifestants sont allés demander des comptes samedi matin à La Frette, Enghien et au Plessis-Bouchard, trois des 25 villes du Val-d’Oise qui ne respectent pas le quota de 20% de HLM, exigé par la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU). A l’origine de cette action, Dominique Lesparre (PC) et  Philippe Doucet (PS), les maires de Bezons et d’Argenteuil, accompagnés d’un collectif regroupant syndicats, associations et partis politiques, ont fait signer une pétition qui  comptabilise aujourd’hui 1 300 signatures.

C’est par une douche froide que la matinée a démarré pour les militants. A La Frette, où ils  ont entamé leur périple, l’accueil n’a guère été chaleureux dans la commune de Maurice Chevigny, qui est aussi la plus mauvaise élève du département avec seulement 1,05 % de logements sociaux. Les manifestants se sont fait arracher le panneau symbolique réclamant les logements sociaux qu’ils avaient posé sur la mairie !

Certains maires ont pris des engagements

La suite du rallye s’est déroulée de manière beaucoup plus cordiale. «Au Plessis-Bouchard, le maire, Gérard Lambert-Motte (DVD) a pris l’engagement auprès de Philippe Doucet pour des contrats de mixité sociale », décrit Fabrice Rizzoli, secrétaire de la section PS de Deuil-Enghien, participant au rallye. L’édile a par ailleurs distribué un tract annonçant, d’ici à 2015, la création de 179 logements sociaux dans sa ville (NDLR: Ce  qui permettrait à la ville d’atteindre le taux de 10 % de HLM).
A Enghien-les-Bains, dernière étape du rallye, Philippe Sueur (DVD) a également accueilli les manifestants devant sa mairie. Sur un panneau, les membres du collectif ont rappelé à Enghien son obligation de construire 608 logements sociaux. « Ici, on travaille à la petite cuillère, justifie l’édile devant la foule. Nous exigeons dans toute nouvelle construction 30 % de logement social. » Puis  s’expliquer les limites de la ville, « le lac et ses 44 ha » et son impossibilité à construire « n’importe comment ». « Je ne veux pas monter en hauteur, au-dessus des trois étages », poursuit l’élu qui souligne que « 94 logements sociaux sont dans les tuyaux » mais avoue qu’il n’atteindra jamais la barre des 20 %.

En face, le discours fait grimacer. «A la différence de la petite cuillère, l’État, lui, déverse à la louche des populations en difficulté dans nos villes, rétorque Dominique Lesparre. Nous ne pouvons plus accepter que l’on nous en rajoute encore. Car la préfecture exerce une  pression sur nos communes pour les accueillir. C’est un poids financier très lourd. Nous demandons aux élus concernés de s’engager plus fortement ! »

Aranud Baur, journaliste au Parisien

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