La Section de Deuil Enghien

Le lycée G. Monod dans le parisien

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cf. Les parents se mobilisent afin d’obtenir la rénovation du lycée

MARJORIE CORCIER | 22.01.2011

Des morceaux de plafond qui s’effondrent, un réfectoire vétuste, l’absence de tout-à-l’égout… Cette liste à la Prévert, ce sont les parents d’élèves du lycée Monod d’Enghien – Saint-Gratien qui l’ont dressée (cf. Lycée d’Enghien : le coup de gueule d’une parent d’élève). Lasse de réclamer « depuis plus de dix ans » une rénovation complète de cet établissement des années 1950, la FCPE organise ce matin une manifestation entre le lycée et la mairie d’Enghien (cf. Manifestation pour le lycée d’Enghien: 22 janvier 2011).

« Nous ne pouvons plus attendre davantage, cette situation n’a que trop duré! » tempête Brigitte Goch-Bauer, présidente de la FCPE-lycée du Val-d’Oise. Voilà quatre ans en effet que le concours d’architecte a été lancé pour la rénovation de la cantine où plus d’un millier d’élèves sur les 2500 du lycée déjeunent chaque jour. Ne voyant pas cette première étape de la rénovation arriver, les parents s’impatientent, soutenus par Jacqueline Eustache-Brinio la maire (UMP) de Saint-Gratien — commune sur laquelle est également situé le lycée — qui défilera avec eux. Son homologue (DVD) d’Enghien, Philippe Sueur, ne sera pas du cortège mais s’alarme aussi de ce chantier qui se fait attendre. « Je n’ai reçu la demande de permis de construire qu’à l’automne et nous avons réalisé que le chantier était situé sur le gisement hydrominéral de la ville! » s’inquiète l’élu, qui ne donnera son feu vert que lorsqu’il aura reçu des garanties du conseil régional. La procédure devrait durer encore trois mois.

Un établissement prioritaire en Ile-de-France

Henriette Zoughebi, la vice-présidente (PCF) du conseil régional chargée des lycées, compte bien voir la rénovation de la cantine et des logements de fonction démarrer cet été. « Ces travaux d’urgence coûteront 12 M€ et nous avons déjà dépensé 1,7 M€ pour améliorer la sécurité de l’établissement, indique-t-elle. Je comprends l’impatience des parents. » Henriette Zoughebi espère obtenir cette année le vote de l’assemblée régionale afin de lancer les études d’une rénovation complète de l’établissement. Scindé en deux parties, l’une pour l’enseignement général et l’autre technologique, le lycée sera fondu en une seule entité avec une direction unique. « C’est une opération lourde de 70 M€, complexe du fait de l’importance et de l’historique du bâtiment, qui nécessite l’intervention d’un architecte des Bâtiments de France », précise la vice-présidente, qui considère le lycée d’Enghien comme « l’un des plus prioritaires en Ile-de-France ».

Marjorie Corcier, journaliste au Parisien

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